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Remonter à la surface et rejoindre la ville. Le pas léger et la poussette à la main, nous avons arpenté Paris hier, tous les trois. On est repassé dans ces rues que l’on fréquentait beaucoup, quand on était un jeune couple sans enfant…
Puis, on a longé les quais de Seine jusqu’au Pont Neuf et retrouvé LaFraise Partee au square.
Après midi colorée, tee-shirt LaFraise à perte de vue, pelouse agréable et gens très sympas :-)
Au retour, on a croisé des stations Velib à moitié pleines… j’espère que les parisiens vont adhérer à ce nouveau système, qui me semble être une bonne alternative, par temps de grève.
Dimanche à la maison, volets fermés, bouteilles d’eau à la main. J’ai quand même été faire un tour de vélo dans le sud de Boulogne, pour me rendre compte que le sport me manque vraiment beaucoup ! C’est décidé, après le permis (J-12), je reprends l’escalade de manière hebdomadaire !
Et vous, c’était comment votre WE ?
Merci Xavier pour la photo
15 juillet 2007 | 0 commentaires | Permaliens
Une grande maison au milieu de la Provence. L’odeur des pins et de la lavande sont les premières choses qui me faisaient prendre conscience que vacances étaient bien là. Ulysse venait nous accueillir en aboyant et guettait fébrilement le moment où nous allions quitter nos tongues, pour qu’il puisse s’en faire un festin. Kadafi, fidèle au poste nous regardait de haut. La chatte avait encore mis bas près de quatre petits, cette année là. Au fond du jardin, les reine-claudes et les mirabelles n’attendaient que nous.
Avec tous ceux présents ces semaines là, nous passions les plus belles vacances de notre enfance. A 5 comme à 15 on ne s’ennuyait jamais.
Derrière la maison, à gauche, près des fenêtres de la salle à manger, il y avait le tas de bois. Celui dans lequel nous avions établi notre forteresse, avec son pont-levis et ses meurtrières. Derrière la maison, le garage avec les vieux vélos des années 50, la table de ping-pong toute cassée, la machine à laver, les gants pour la pelote basque et cette fameuse trappe, dont on nous disait de ne surtout pas approcher, à cause des planches dangereuses. A droite de la maison, en ressortant du garage, on tombait sur le coin où Mamie Granier étendait le linge et puis le petit potager. Dans mes souvenirs d’enfant, des serres s’étendaient à perte de vue, à droite de la propriété.
Devant la maison, rien que des cailloux sur lesquels nous organisions des courses en échasses (boîtes de conserves et ficelles) et des chats géants. Entre la petite terrasse du bout du jardin et son grill, et la maison, nous avions de quoi courir quand le soleil n’était pas trop haut.
A l’heure de la sieste, cet endroit nous était évidement interdit. Il fallait alors trouver des occupations dans la maison. Explorer le garage et toutes ces vieilles choses sur les étagères, relire les premiers numéros de "J’aime lire", les albums de Lucky Luke et d’Asterix, jouer avec les jeux électroniques à deux écrans (façon DS), etc… Mais le truc que je préférais c’était cette grosse colonne en bois avec deux trous pour les yeux et un petit marche-pied. Dedans, on pouvait voir le Mont Ventoux et d’autres diapositives en noir et blanc représentant les paysages de la région. De vieilles images qui m’occupaient bien entre 12h et 14h.
L’autre coin que nous adorions explorer, aux heures de grosses chaleurs, c’était le grenier. On avait toujours un peu peur en arrivant devant la porte, un trac mêlé d’une certaine excitation. A l’intérieur, le toit était juste à notre taille : un grenier pour les petits. Des lits devant les petite lucarnes et des bouquins éparpillés un peu partout. Quand le soleil était à son zénith, le grenier devenait un four et notre repère pour la sieste ; le seul endroit où les adultes ne monteraient pas nous chercher.
Le soir, nous dînions tous ensemble sur la terrasse, sous les oliviers ; puis les grands sortaient le Mah Jongg. Nous apprîmes très tôt à jouer… Être le vent d’Est et mener le jeu fut un vrai plaisir la première fois. Regarder ces pièces en bambou et en ivoire, les tripoter tout au long de la partie, c’était là le charme du jeu.
Dans cette maison, au milieu de ces personnes que je considère comme ma famille, je me sentais bien. A 5 ans comme à 12 ans, enfant ou ado, j’aimais me retrouver là bas, dans cette maison qui était la mienne et la notre à tous.
2 juin 2007 | 2 commentaires | Permaliens
Un bel orage, un rideau de pluie qui passe, puis le soleil qui revient. L’air est humide et les plantes sont gorgées d’eau. Une odeur fraîche et douce se dégage de tout cela. Marcher dans l’herbe, sentir la rosée sur ses pieds, humer cette odeur, profiter de l’instant de calme qui s’offre à moi.
Sous la tente, les autres attendent que le soleil réchauffe un peu la prairie pour sortir avec leurs chaussures sèches… pieds nus, on n’a pas ce problème.
Quelques heures plus tard, tout aura séché et on retrouvera l’odeur de l’été, la chaleur, le soleil ; alors profitons-en !
1er avril 2007 | 0 commentaires | Permaliens
On attend 2h du matin, on se prépare. Vêtements noirs, lampes torches, bougies (au cas où). On enfourche les vélos, on file à travers la ville endormie. Un sentiment de plénitude et de supériorité… Nous, sur nos vélos, maîtres du monde.
On arrive sur le lieu du "crime". On connaît les gestes par coeur, on les a répété 20, 30, 1000 fois et pourtant, ce petit stress s’empare de nous, comme à l’heure de monter sur scène. Escalader, s’égratigner sur le mur de pierre et être enfin là haut, sur le muret. Marcher à trois mètres du sol, regarder les immeubles éteins, sentir le vent dans nos cheveux.
Attraper la branche de l’arbre et faire tomber quelques briques branlantes, du mur… Personne ne verra rien. Se laisser glisser dans l’arbre, silencieusement, retomber sur le sol qui ne nous paraissait pas si loin.
Tenter la première clé. Tenter la deuxième clé, puis toutes les clés, pour s’apercevoir qu’aucune ne marche. Au clair de réverbère, faire demi-tour pour aller essayer la porte qui donne sur la rue.
Envisager le plan B et escalader la grille, à la vue des passants… Un peu d’adrénaline pour la route, que c’est bon ! Rester calme, se souvenir comment fonctionne cette satanée poignée de porte et entrer. Enfin. Redécouvrir ce lieu que l’on connaissant de jour.
Dans le placard, une autre clé, celle que nous cherchions. Ouvrir le local, puis la trappe. Descendre, en prenant garde de ne pas marcher sur la marche cassée. Lire pieusement le mot laissé là par quelques anciens, dix ans auparavant.
Nous étions les premières à y entrer depuis tout ce temps. Profiter. Explorer le lieu dans tous les coins, à la bougie. Rester là.
Aller se balader dans le reste de la maison, fouiller les placards, les bancs, les cheminées. Se sentir maîtres des lieux…
Une nuit inoubliable qui m’a fait prendre goût à ce genre d’aventures nocturnes.
29 mars 2007 | 1 commentaire | Permaliens