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Dans le cratère du volcan

jeudi 21 octobre 2010, par Bao


Ce n’est pas moi qui le dit, c’est le pédiatre.
Quand nous avons abordé le fait que notre grande ne cesse de piquer des crises pour un rien, voilà ce qu’il nous a répondu et a ajouté "après 5 ans, ça se stabilise". Et beh, on n’est pas sorti de l’auberge !

Mademoiselle trouve n’importe quel pretexte pour faire une crise, se rouler par terre, dire non et hurler (très fort). Mets tes chaussures, habille toi, fini ton repas, va te laver les dents, remonte jouer dans ta chambre, etc.
On ne sait plus comment la prendre. Différentes techniques s’offrent alors à nous :

- La menace : moyennement efficace ou alors, une fois seulement. Après, elle est blasée et sait à quoi s’attendre.

- 1, 2, 3 : marche très fort chez nous et résout souvent le problème. Cette méthode engendre souvent des pleurs de resignation, mais la situation avance.

- La condition : promettre quelque chose si ce que l’on demande est exécuté. Ca aussi ça marche bien, mais on ne peut pas en abuser sinon les consignes n’ont plus de sens... c’est exceptionnel et on passe souvent de bons moments après.

- La punition : cette méthode a pas mal fonctionné, mais en ce moment, elle n’a plus aucun effet. Le coin, la privation de tel ou tel jouet, elle s’en fout. Du coup, quand on essaie, tant bien que mal, dans un excès de colère, ça fini en crise de larmes, hurlements, etc. Du coup, on préfère l’ignorance dans ce cas là.

- L’ignorance d’ailleurs, ça marche aussi en cas de crise. Du genre "fais moi signe quand t’auras fini ta crise". Généralement, au bout de 10 minutes, on peut discuter calmement et mettre les choses à plat.

Comme vous le constatez, nos solutions ne sont pas nombreuses, nous sommes des "parents en apprentissage", un peu débordés. On aimerait être parfait, calmes, reposés, souriants, à l’écoute. On aimerait ne pas faire d’erreurs pour que nos filles soient heureuses et s’épanouissent tranquillement... mais ce n’est pas le cas et je me doute bien que nous nous en mordrons les doigts à l’adolescence.

En attendant, on lit des bouquins pour se rassurer et pour apprendre à ne pas faire de trop grosses conneries.

"Vous dites :
c’est fatigant de fréquenter les enfants.
Vous avez raison.
Vous ajoutez :
parce qu’il faut se mettre à leur niveau,
s’incliner, se courber, se faire petit.
Là, vous avez tort.
Ce n’est pas cela qui fatigue le plus.
C’est plutôt le fait d’être obligé de s’élever
jusqu’à la hauteur de leurs sentiments.
De s’étirer, de s’allonger, de se hisser sur la pointe des pieds.
Pour ne pas les blesser.
" Janusz Korczak

Extrait du livre que je lis en ce moment Au cœur des émotions de l’enfant, par Isabelle Filliozat.

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