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Les mondes de Ralph : Attendu comme les rois mages

lundi 26 novembre 2012, par Bao

Enfin ! Le nouveau Disney de Noël, attendu autant par les enfants que par toute une génération de joueurs ! Les mondes de Ralph nous faisait saliver d’avance...

En mettant en avant des personnages des années 90, que ce soit Zangief, Ryu ou autres persos de Street Fighter, l’univers de Mario, et surtout l’ambiance des salles d’arcade que l’on ne voit plus guère dans nos contrées ces dernières années, ce sont bien les jeunes parents qui sont visés, et seront ravis d’emmener la marmaille découvrir les héros de leur jeunesse.
Le film démarre bien, et la scène du cercle des méchants anonymes est d’anthologie... Mais elle est malheureusement déjà bien usée par les bandes annonces qui ont saturé ces derniers mois nos sites de ciné préférés. Il faudrait d’ailleurs un article entier pour parler des bandes annonces ratées de cette décennie (ou une émission, tiens, je vais proposer le concept à AlloCiné). Celles qui gâchent le plaisir du film. Celles devant lesquelles on se cache les yeux et on se bouche les oreilles pour rester une âme vierge jusqu’au jour de la sortie.

Ces bandes annonces nous promettaient du lourd. Des rencontres historiques, du flirt avec Chun Li, du combat de zombies dans House of the deads, de la course contre le hérisson bleu. Des personnages de jeux vidéo partout, j’avoue que j’y croyais. Une véritable immersion avec ceux qui nous ont accompagnés depuis la préadolescence : les voir vivre sur l’écran dès que les joueurs ont le dos tourné, tel un Toy-Story du virtuel.

Las, après un début bien sympathique, on se retrouve enfermé dans du Disney pur jus, celui qui carbure au tout-le-monde-il-est-gentil, celui qui me fait peur maintenant qu’il a repris Lucas Art. On oublie vite nos héros de jeunesse et on se contente de l’équipe des seconds couteaux. Du rose, des persos tous mignons bien calibrés comme il faut, et du second degré aussi rare qu’il est possible d’en faire. Pour couronner le tout, si l’entraîneuse de Glee vous tape sur le système, la VO vous en offre 90 minutes : elle prête sa voix à la seule adulte responsable de tout le bestiaire.

Bref, un Disney pour les enfants ; un croisement entre Toy Story et Cars, avec un peu de Tron dedans. Un concept génial mais trop vite oublié au profit du scénario le plus basique que Disney connaisse.
Pour du film d’animation qui accroche les accompagnateurs, faites jouer votre clause de conscience et attendez le prochain Dreamworks (je ne garantis rien, hein, je ne l’ai pas encore vu).

Merci à Benoît pour sa présence à l’avant-première

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