Bao Blog

Accueil > Cogitations > Tu aimeras travailler ma fille

Tu aimeras travailler ma fille

vendredi 23 septembre 2011, par Bao


Nous passons un temps incalculable devant des écrans d’ordinateurs, de smartphone, de télé. Le travail se mêle à la vie perso, la vie perso se partage sur les réseaux sociaux, qu’en retiennent nos enfants ?

Je veux dire, comment voient-ils notre travail ?
Pour ma grande par exemple, être derrière un écran d’ordinateur c’est travailler. Avec un ordinateur, on peut aussi écouter de la musique et regarder des vidéos, mais c’est d’abord un outil de travail selon elle. Quiconque travaille, doit avoir un ordinateur, c’est comme ça.

Nos enfants nous voit pester, nous sentent stressés derrières nos écrans, je me demande si mes filles ne vont pas tout simplement détester ces machines et se tourner vers des métiers plus concrets. Finalement, je le leur souhaite parce que passer ses journées derrière un écran n’est vraiment pas bon pour la santé (physique et mentale).

L’autre problème pour moi, c’est comment leur faire aimer le travail, comment leur montrer que nous sommes heureux quand nous travaillons. Actuellement, je travaille pour vivre, pour payer des factures, pour faire travailler mon cerveau, pour rencontrer de nouvelles personnes. Je ne pense pas que mon travail soit particulièrement épanouissant, mais ça m’occupe.
Comment, en voyant ça, mes filles peuvent se dire "wahou, ça a l’air génial de travailler, vivement que je travaille moi aussi !".

J’aimerais leur transmettre le goût de l’effort, quand on se bat pendant des semaines pour faire aboutir un projet, la satisfaction du travail bien fait et l’épanouissement qu’on en retire... mais je ne vois pas vraiment comment faire.

A l’heure où ma grande commence à rapporter du travail à la maison et à apprend à lire, je ne voudrais pas qu’elle soit dégoutée ou découragée par l’effort que cela demande, j’aimerais qu’elle aime ça et qu’elle soit contente d’y arriver au final.

Nous ferons tout pour les aider à trouver leurs voies et les pousser là où elles ont envie d’aller, même si cela est difficile.
Leur faire confiance, surtout et les écouter. Je veux croire que si elles sont épanouies à la maison, elles pourront le rester dans leurs vies professionnelles.