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L’angoisse du Tube

Publié dans la catégorie Cogitations

Passé les premiers mois à trouver le tube "trop chouette" parce que différent du metro parisien, survient l’angoisse du trajet matinal quotidien. Entre 8h et 9h, sur la Northern Line, se livre une guerre psychologique incroyable.

D’abord tu entres dans la station, sachant pertinemment que tu vas payer ta panne de réveil en litres de déodorants à la sortie. Bon, mais tu n’en es pas encore sortie ma chérie !

Tu aperçois le tableau des horaires, en passant ta Oyster. 1 train toutes les 2 minutes, on a vu pire. Tu déchantes vite quand en arrivant sur le quai, la foule des autres usagers recouvre déjà la moitié de la largeur du quai. Ça s’annonce rude ce matin !

Tu avances sur le quai, scrutant ceux qui sont les plus nonchalants, les types encore endormies, la nana stressée et déjà en nage, etc.
Tu avances le plus possible vers l’avant du quai, là où les gens n’avancent pas, pas flemme.
Le tube arrive, décoiffant tout le monde sur son passage, tu l’as enfin ta coupe "saut du lit".

Agglutinés devant les portes, tu as du mal à te dire qu’il va falloir rentrer dans ce tube, déjà archi plein. Les faces des autres collées sur la vitre te découragent mais il faut y aller, t’es pas une lopette toi ! Tes compatriotes de quai essaient eux aussi de garder leur contenance et leur courage pour entrer dans la bataille. Certains attendront le prochain tube, mais toi, tu as pu entrer. Tel du bétail, tu t’es entassée entre une tasse à café et un magasine.

L’angoisse commence. Tu suis les virages et freinages au rythme de la masse de gens qui bougent en meme temps que toi. L’individu n’existe plus, tu formes une masse informe, comme de la pâte dentifrice dans un tube (il porte si bien son nom).
La première station s’ouvre de ton coté, un peu d’air, tu en profites pour décourager d’un seul regard les gens du quai de monter.

Toujours collée à la vitre de la porte, tu regardes le mur défiler. La prochaine station s’ouvrira de l’autre coté. Tu es donc coincée entre une porte vitrée qui donne sur un mur et des gens qui te cachent la lumière, beaucoup plus grands que toi. Tu luttes pour ne pas sombrer dans l’obscurité. La prochaine station est proche, les gens vont descendre en masse, tu pourras rejoindre le centre de la rame, c’est une question de minutes. Tu essais de concentrer ton esprit sur autre chose, il faut tenir, c’est dans ta tête.

Mais les minutes s’allongent, le tube s’arrête sans raison, aux abords de la station. Tu respires, tu te concentres sur la lumière que tu aperçois au centre. Il fait si chaud. Tu vois d’ici la bouteille de jus de citron salvatrice qui t’attend à la sortie.

Finalement, après 5 minutes de concentration et d’images positives, tu craques et descends du train, laissant un camarade de quai prendre ta place, ravi de ton malheur. Tu prendras le prochain et tu joueras encore des coudes pour rentrer et décourager les autres de te suivre.

À la sortie, c’est avec un petit sourire de victoire que tu laisseras "les agglutinés" à leur sort en sortant du tube, assorti d’un petit "sorry".

26 septembre 2011 | 2 commentaires | Permaliens


Tu aimeras travailler ma fille

Publié dans la catégorie Cogitations

Nous passons un temps incalculable devant des écrans d’ordinateurs, de smartphone, de télé. Le travail se mêle à la vie perso, la vie perso se partage sur les réseaux sociaux, qu’en retiennent nos enfants ?

Je veux dire, comment voient-ils notre travail ?
Pour ma grande par exemple, être derrière un écran d’ordinateur c’est travailler. Avec un ordinateur, on peut aussi écouter de la musique et regarder des vidéos, mais c’est d’abord un outil de travail selon elle. Quiconque travaille, doit avoir un ordinateur, c’est comme ça.

Nos enfants nous voit pester, nous sentent stressés derrières nos écrans, je me demande si mes filles ne vont pas tout simplement détester ces machines et se tourner vers des métiers plus concrets. Finalement, je le leur souhaite parce que passer ses journées derrière un écran n’est vraiment pas bon pour la santé (physique et mentale).

L’autre problème pour moi, c’est comment leur faire aimer le travail, comment leur montrer que nous sommes heureux quand nous travaillons. Actuellement, je travaille pour vivre, pour payer des factures, pour faire travailler mon cerveau, pour rencontrer de nouvelles personnes. Je ne pense pas que mon travail soit particulièrement épanouissant, mais ça m’occupe.
Comment, en voyant ça, mes filles peuvent se dire "wahou, ça a l’air génial de travailler, vivement que je travaille moi aussi !".

J’aimerais leur transmettre le goût de l’effort, quand on se bat pendant des semaines pour faire aboutir un projet, la satisfaction du travail bien fait et l’épanouissement qu’on en retire... mais je ne vois pas vraiment comment faire.

A l’heure où ma grande commence à rapporter du travail à la maison et à apprend à lire, je ne voudrais pas qu’elle soit dégoutée ou découragée par l’effort que cela demande, j’aimerais qu’elle aime ça et qu’elle soit contente d’y arriver au final.

Nous ferons tout pour les aider à trouver leurs voies et les pousser là où elles ont envie d’aller, même si cela est difficile.
Leur faire confiance, surtout et les écouter. Je veux croire que si elles sont épanouies à la maison, elles pourront le rester dans leurs vies professionnelles.

23 septembre 2011 | 0 commentaires | Permaliens


Ma rentrée

Publié dans la catégorie Actualités

C’est sous un ciel tacheté de blanc que j’ai fait ma rentrée. Quitter mes puces, le confort de mon canapé et mon non-emploi-du-temps n’a pas été simple... On s’habitue à rester chez soi, à se prélasser en pyjama toute la journée, jusqu’à ce que se soit l’heure d’aller à l’école.

J’ai donc repris le chemin du boulot, après un mois et demi d’angoisses, de réveils en pleine nuit parce que je ne sais pas comment je vais payer les factures, de recherches plus folles les unes que les autres, de rêves (il en faut) et de multiples entretiens.

J’ai trouvé un nouveau job, dans une agence de Social CRM anglaise.
En gros, je gère des projets et ça me change un peu de toutes ces théories fumeuses sur la monétisation des fans sur Facebook (et autres inepties).

Bref, j’ai trouvé un job.

22 septembre 2011 | 2 commentaires | Permaliens


Après deux jours d’école

Publié dans la catégorie Actualités

Ma grande vient de passer ses deux premières journées à l’école et semble s’y trouver plutôt bien. Un véritable soulagement !
La maîtresse est très positive et c’est ça que j’aime ici. Un enfant, même indiscipliné ou dans la lune sera toujours valorisé et ne sera pas mis dans une case "enfant à problèmes" (ça change de la France).

Elle ne comprend pas encore ce qu’on lui dit, mais on entend déjà pas mal de mots en anglais quand elle joue, c’est que ça commence à rentrer. Elle répond instinctivement "yes" à tout ce qu’on lui demande, c’est toujours mieux que "no", vous me direz.

Être en robe ou en jupe, ça lui plaît beaucoup, même si tout doit être bleu marine et blanc. Tant mieux parce qu’elle ne mettra jamais de pantalon pour aller à l’école.
Elle ne s’est pas encore fait de copine mais je crois que ça ne saurait tarder tant elle a envie de parler, de jouer avec les autres et de se faire comprendre.

Bref, elle a l’air heureuse, alors tant mieux.

16 septembre 2011 | 0 commentaires | Permaliens


La 3ème est la bonne

Publié dans la catégorie Actualités

Vivre avec une jeune fille au pair, ce n’est pas toujours quelque chose de simple. On partage la maison, on n’a pas toujours la même vision de l’éducation, la même culture et on doit pourtant se faire confiance et vivre ensemble.

La première que nous avons eu à la maison était anglaise. Passée la barrière de la langue, il y a eu une forte barrière culturelle que nous n’avions pas prévu. Déjà dans la salle de bain on a constaté qu’on avait pas la même conception du ménage. Les rouleaux de papier toilette descendaient à vue d’oeil, si bien que je lui ai demandé si elle n’était pas malade, elle m’a regardé avec des yeux ronds. En fait, elle nettoyait la salle de bain avec le papier toilette. CQFD. Une autre culture donc.

Au delà du fait qu’elle n’avait aucune autorité et qu’elle mettait notre petite puce en danger, elle ne nous aidait pas du tout dans la tenue de la maison et ne s’est jamais intégrée à la vie de la famille.

La deuxième était française, un soulagement pour tout le monde, surtout pour ma grande. Attentive, sympa, elle jouait bien avec les filles et était agréable à vivre. Par contre, à table c’était un peu un casse-tête car elle ne mangeait rien de ce qu’on lui servait. Elle ne voulait manger que des pates, des pizzas ou des kebabs, si bien qu’elle a fini par manger dehors et par se faire ses propres courses.
Son départ précipité nous a déçu car elle n’a pas été au bout de son contrat. Elle a également laissé notre petite puce monter à plus de 40 de fièvre, sans même s’en rendre compte. Là, on s’est posé des questions sur son expérience et son sérieux.

Dommage car ça aurait pu bien se terminer, j’avais un bon feeling avec elle et elle s’entendait bien avec les enfants.

La troisième est la bonne je pense. Déjà parce qu’on a passé bien plus de temps à la recruter sachant qu’elle passe l’année chez nous. Elle vient de Lyon, c’est la plus jeune de toutes et la plus mâture. En trois jours, elle s’est intégrée à la vie de la maison, a pigé le rythme des filles, a passé du temps avec nous et avec elles, est de bonne humeur, sait tenir tête à ma grande et garde le sourire. Un bonheur. Elle a son caractère, son histoire, sa façon de faire, mais elle va dans le même sens que nous en terme d’éducation, ça change tout.

Je peux me consacrer pleinement à ma recherche de taf, mon mari peut bosser et les filles sont plus zen.
Bref, on respire.

12 septembre 2011 | 10 commentaires | Permaliens


Rentrée de grande

Publié dans la catégorie Actualités

Ma grande va entrer en Reception dans 15 jours et je sens que le stress commence à monter. Pas tellement pour elle, parce que nous évitons de lui en parler, mais plus pour moi... C’est un grand saut dans un univers inconnu. Une grande école, des camarades anglais, un uniforme à porter et une classe qui s’annonce comme une transition entre grande section de maternelle et CP. Normalement, elle saura lire à la fin de l’année scolaire.

Cette année, elle aura aussi ses premiers devoirs à faire à la maison, dans une langue qu’elle ne maîtrise pas encore. Je sais qu’elle s’adapte particulièrement bien partout mais quand même, ça fait un gros changement.

On reste très rassurant auprès d’elle, quant à cette rentrée, pas question qu’elle angoisse outre mesure. On croise les doigts et on prendra le temps de bien prévenir la maîtresse que notre puce ne parle que français.
Côté pratique, on a juste acheté des fringues d’uniforme au Asda, mais nous n’avons reçu aucune liste de fournitures. Peut-être que certains trucs sont fournis par l’école, se sera la découverte.

Je me rassure en me disant que passé les 3 premiers mois un peu durs, elle maîtrisera la langue et parlera bien mieux que nous...
Profitons-en pendant que l’on peut encore écouter du Bloodhound Gang sans qu’elle comprenne les paroles !

1er septembre 2011 | 9 commentaires | Permaliens