Bao Blog

Accueil > Actualités > L’école, mes filles et moi

L’école, mes filles et moi

lundi 23 septembre 2013, par Bao

Cet article m’a fait réfléchir et a soulevé pas mal de commentaires sur mon Facebook. Du coup, j’ai eu envie de vous donner mon avis sur l’école et comment je l’ai vécu ainsi que ce que je veux pour mes filles.

Moi et l’école ça a toujours fait deux...
Ma scolarité était déjà mal engagée dès le CP, avec une maîtresse raciste qui ne voulait pas que l’on sorte de classe pour aller aux toilettes. Je peux désormais me retenir en toutes circonstances, mon année de CP m’aura au moins appris cela. Il y a eu quelques maîtresses compétentes en primaire, mais j’ai très vite été "l’élève dissipée", celle qui fait des blagues à ses copains pendant les cours, qui dessine et rêve. Bref, je m’ennuyais et n’apprenais pas grand chose. J’excellais en sport par contre et me suis beaucoup amusé en hockey sur bitume, basket, rollers, etc.

Arrivée au collège, j’avais choisi allemand première langue (au grand désespoir de ma mère) et me suis retrouvée dans l’une des meilleure classe de la division. Là, je suis devenue "l’élève nulle en maths" et j’ai pris conscience que mon niveau dans cette matière allait dicter toute ma scolarité.

En 4ème, ma mère a eu la riche idée de me sortir du système scolaire privé catho pour me mettre à La Source. Sans doute la meilleure chose qui me soit arrivée ! Même si le programme scolaire y était le même, j’ai pu m’y faire une place, m’occuper les mains, organiser mon temps comme je le voulais. J’ai appris l’autonomie.
J’ai pu m’incruster en cours de section européenne anglais et c’est là que j’ai le plus appris sur cette langue. On touchait du doigt la liberté dans cette école, pouvoir apprendre un peu dans l’ordre que l’on voulait, s’arrêter et créer. Je suis restée "l’élève nulle en maths et physiques" mais je suis devenue "l’élève bonne en langues, curieuse de tout, avec une bonne oreille musicale". Et ça, ça change tout.
J’ai été jusqu’au Bac là bas et puis il a fallu s’orienter... et aller en école de commerce. Je vous passe les détail de ces 4 années d’enfer où je n’ai jamais autant haïe la Défense, l’économie mondiale et tous ces fils à papa. J’en suis sortie grâce à beaucoup de ruses, ma créativité m’a sauvé !

Alors quand il a fallu commencer à songer à l’école de ma grande, quand nous habitions encore en France, La Source s’est imposée comme une évidence. Notre départ à Londres a un peu changé la donne et on a découvert le système anglais. Une vraie révélation !

La première fois que nous sommes allés visiter la classe de Reception (entre la Grande section et le CP) avant la rentrée, c’était tellement chouette que je voulais y rester moi aussi ! L’enfant y est libre de choisir ses activités, de lire, dessiner, compter, peindre, etc. Il n’est pas obligé d’être assis sur une chaise toute la journée et se familiarise avec un tas de choses par lui même.
L’autre révélation a été vraiment l’an dernier, lors d’une rencontre avec la maîtresse de Year 1. Elle nous a parlé de notre fille en des termes toujours positifs et encourageants, expliquant ce qu’elle avait mis en place pour lui permettre de se concentrer, le fait que les choses évoluaient positivement et qu’il y avait beaucoup de bonne volonté. Je n’en croyais pas mes oreilles. Ma fille n’était pas "l’élève qui n’arrive pas à se concentrer" mais elle avait ses petites habitudes mises en place avec sa maîtresse, pour trouver la concentration dont elle avait besoin pour travailler.
Je retrouve souvent cette mentalité dans ma boîte, le fait de résoudre les problèmes et non de s’apitoyer sur eux ou de trouver un coupable. Get things done, c’est comme ça que l’on avance en bonne intelligence.

Cette approche est normale ici, mes filles sont à l’école publique du quartier, rien d’extraordinaire. Mais à l’intérieur de ces murs, 400 enfants apprennent chaque jour à dépasser leurs petits problèmes et à apprendre dans la joie. Ils partagent, parlent en public facilement, sont disciplinés mais ont l’esprit libre et peuvent imaginer et créer.
Si jamais nous étions amenés à rentrer en France, je sais déjà qu’elles n’iront jamais dans le système publique. Je n’y crois pas. Ils nous transforment en petits soldats là où le monde du travail nous demande d’être de plus en plus créatif pour nous adapter et faire évoluer le système (c’est mon avis, je connais des tas de gens qui ont réussi en passant par là)
Je préfère que mes enfants aient l’esprit créatifs et la tête bien remplie pour qu’elles puissent s’adapter à ce qui les attend... je suis consciente que se sera sans doute encore plus difficile pour elles.

Elles devront avoir confiance en elles et s’adapter en toutes circonstance, c’est à ça que je veux les préparer.

Messages

  • "Elles devront avoir confiance en elles et s’adapter en toutes circonstance"
    - > Hunger Games ? :)

  • Très intéressant cet article ! :)
    Moi j’ai toujours beaucoup aimé l’école et j’adore les cadres et les règles (mais j’étais aussi nulle en maths ^^) donc ça me correspond mais je peux comprendre que ce soit beaucoup plus difficile quand on ne raisonne pas de cette manière...
    L’approche que vivent tes filles à Londres est effectivement géniale. C’est super qu’elles commencent leur scolarité ainsi, elles auront d’autant plus le bon "mindset" (comme on dit ^^) pour la suite :)

    Voir en ligne : http://www.clyne.fr

  • D’accord avec toi, je préfère aussi le système scolaire anglais. Mes enfants sont nés ici, ils,n’ont pas connu le système français, mais je n’engarde pas de bons souvenirs. Par contre, tu verras, les secondary schools sont quand même plus strictes, et on leur en demande beaucoup.

    Voir en ligne : http://pomdepin.wordpress.com