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Mon grand escalier

Il faisait froid aujourd’hui et je me suis dépêché de rentrer chez moi. Le ciel au-dessus de l’arche était sombre dés 15h. On se serait cru en plein hiver. Une pluie glacée s’est mise à tomber et j’ai vu les passants s’agglutiner sous les porches des immeubles ou dans les boutiques.

Je vis seul depuis quatre ans. Ma femme et mon fils sont partis vivre ailleurs… je devais mal assumer mon rôle de mari et de père, je pense. Alors depuis je suis seul et c’est peut être mieux ainsi. Je n’ai pas fréquenté d’autres femmes après le départ de ma femme, il vaut mieux ne pas faire deux fois les mêmes erreurs. Parfois, quand je ne sais plus quoi faire et que je veux sortir de mon quotidien rouillé, je prends ma voiture et je roule, sans m’arrêter, dans n’importe quelle direction. Tu vas me dire : c’est un peu stupide de vivre ainsi… je n’ai même plus envie de me poser la question. Il me semble que mon fils et ma femme me manquent aujourd’hui. Je contrôle mes émotions comme je peux, mais elles sont toujours là.

Ce soir, je n’ai pas pu me retenir et j’ai pleuré en remontant le courrier. Par joie ? Par désespoir ? Je ne désespère plus et n’espère plus non plus. Je survie et ça suffit comme but pour se lever le matin. J’ai remonté cette enveloppe de la boite aux lettres. Pour une fois que je reçois autre chose que les factures télécoms ou EDF ! J’ai oublié de dire que depuis que ma femme est partie, je parle de moins en moins. Au boulot, j’ai pas le choix, alors je communique l’essentiel. Quand j’étais enfant, on me répétait que j’étais trop bavard. Pour suivre les conseils de mes chers parents, j’ai arrêté de parler et me suis consacré à l’écriture. C’est pour ça que je suis devenu journaliste dans le magazine Première. Entre écriture et cinéma, il n’y avait pas beaucoup de place pour ma famille.

J’ai posé le courrier sur la table, jeté un regard furtif à la diode du répondeur qui ne clignote jamais et j’ai été prendre une bonne douche. C’est en ouvrant une boite de thon pour le dîner que j’ai remarqué cette enveloppe. Elle était en papier kraft, de format B3. L’écriture, à l’encre noire, m’était inconnue. Elle semblait peser lourd vu le timbre de 4,50 fr qui lui avait permis d’arriver ici. J’ai d’abord cru à une erreur. Puis, après avoir regardé de près ce petit paquet, je me suis résolu à l’ouvrir.

Je ne sais pas qui l’a envoyé. Dedans, j’ai trouvé une dizaine de dessins de mon fils, Max. Sur chacun, j’ai remarqué qu’il y avait un soleil, à tous les coins gauches. Je les ai tous regardé, un par un. Il y avait toujours ce petit soleil. Et puis l’un d’eux m’a interpellé. Il y avait un gigantesque escalier qui montait vers ce soleil. Au milieu, une silhouette gravissait les marches irrégulières, une à une. Ce dessin, je l’ai fait des centaines de fois quand j’étais enfant. Le même escalier, le même soleil. Alors que tous les enfants dessinaient des bonshommes, des maisons, des voitures, etc. moi, je dessinais des escaliers et des soleils. Même si je n’ai pas su pourquoi on m’avait envoyé ces dessins, c’était sans doute la plus belle chose que j’avais jamais reçu de mon fils. Comme un sourire en ce jour pluvieux.

Ce soir, je me suis dit que, même absent, j’avais peut être un rôle à jouer et une place à tenir. Au moins pour lui. Pouvoir être fier, juste parce que je veux que mon fils soit fier de son père, un jour.

Je me suis rendu compte qu’il n’était pas différent de moi et que, même éloignés l’un de l’autre, nous serions toujours ensemble. J’ai rangé ma cuisine et j’ai mis de la musique. Vers 1h du matin, avant de t’écrire tout cela, j’ai re-décorer tout le mur de ma petite chambre, rue Cambon, avec les dessins de Max ! Peut être que personne ne verra que ma vie est en train de changer, mais un jour ils me verront tel que je suis. J’ai pensé qu’il fallait peut être que je réponde à cette lettre, que j’envoie moi aussi ce que j’avais de meilleur. Ma vie est monotone, je ne fais rien. Que pourrais-je bien envoyer ? Il n’y a rien dont je sois fier ! Et puis, en cherchant bien, j’ai retrouvé une petite photo de Max. Il y avait une adresse sans nom derrière un des dessins. Je l’ai reporté sur une enveloppe et j’y ai glissé la photo de mon fils : la plus belle chose dont je sois fier aujourd’hui.

Ce sera ma raison de vivre à présent et si je ne dors pas cette nuit, je sais que je dormirai mieux à l’avenir.

17 septembre 2007 | 3 commentaires


C’était top, Merci

Elle est arrivée un en retard, un peu comme d’hab.
On s’est installé dans le bureau. Le silence ne s’était pas encore fait qu’elle nous a annoncé, en levant les bras en V, "je suis venu vous dire que je m’en vais".
Le bureau s’est tu. Un silence pesant, une ambiance lourde s’est abbatue sur nous. J’ai cru que tout le monde allait se mettre à pleurer.
Nos visages se sont figés face à elle ; les oreilles tendues vers ce qu’elle avait à nous dire.
On l’a écouté raconter son histoire, on l’a regardé retenir ses larmes, parce que c’est quelqu’un qui ne veut pas laisser paraître ce genre de faiblesses, du peu que j’ai pu connaître d’elle...
Elle était à la fois triste, en colère. L’injustice frappe... toujours au mauvais endroit.

Elle est repartie, on est redescendu sur terre.
C’était bizarre. C’était lourd et très inquiétant.
Elle nous manque déjà, et à moi surtout, car j’avais vraiment confiance en elle et j’aimais beaucoup sa façon de manager l’équipe, le stress, etc.
C’était top, vraiment. J’espère qu’elle trouvera un truc génial par la suite, qui lui plaira et où elle s’épanouira.

Bon, on s’y fera, ce n’est pas une fatalité, c’est juste un coup dur.

23 septembre 2005 | 0 commentaires


C’est sa vie

Elle roule à vive allure sur le Quai des Tuileries.
Elle roule toujours trop vite, je le lui répète sans cesse.
Elle file rejoindre son amoureux à Châtelet, c’est pour ça qu’elle va si vite.
Le scooter bleu double les voitures qui s’engouffrent dans le tunnel des voix sur berges, sur sa gauche.

Courir toute la sainte journée, pour enfin se retrouver tranquille, sur son scooter, en plein milieu de la nuit.
Rouler dans cette ville qu’elle aime tant, regarder les touristes aux passages piétons, faire des pieds de nez aux taxis, se foutre de tous ces gens qui ne sont pas parisiens, qui ne peuvent pas comprendre.

Avant d’atteindre ce bonheur, la journée a été rude...

Les cours à la fac, les travaux de groupes, les amphis où elle a écouté des profs grabataires raconter leurs vies, s’être fait toute petite en salle info pour ne pas se faire embaucher par le service de maintenance informatique, se poser des questions existentielles comme « qu’est-ce que je fous à Léonard ? », chasser ces questions d’un geste de la main, aller boire un po avec les potes au Hoggan’s, papoter, refaire le Monde, écouter les bavardages...

Tout ça pour se retrouver filant à vive allure sur le Quai des Tuileries à minuit.
Aller retrouver son amoureux.
Mais elle roule trop vite, vraiment trop vite.
Sa vie va trop vite, beaucoup trop vite.

30 mars 2005 | 2 commentaires


Un peu de douceur dans un monde de brutes...

Ce blog est l’occasion pour moi de faire lire mes petites créations littéraires qui se sont entassées au fond de mon disque dur.
Voici donc quelques poèmes...

 

La nuit écrit en avril 1999

Ce soir devant la nature endormie,
J’ai envie de croire.
Croire au bonheur, à la vie,
Croire que tout recommence ici.

Ce soir, au fond de mon cœur,
Brille une lumière,
Lumière d’espoir,
Nuit sans brouillard,
Vie sans trou noir.

La quête du bonheur écrit le 4 mai 2000

Nous admirions le monde avec des yeux de glace,
Perchés sur nos murailles derrière les barricades.
Atteindre le bonheur fut notre unique quête
Des hauteurs de notre âge, le monde parût tout petit.

Dans cet eldorado où régnait l’harmonie,
Nous profitions ensemble des plaisirs de la vie,
Alors qu’au dehors le spleen agissait.

Cette façon de vivre nous devint monotone
Et l’angoisse, en maîtresse, pénétra notre cœur.
Pour combattre l’ennui, nous choisîmes l’interdit.

Grâce aux drogues et aux vices nous oubliâmes la vie,
Et notre eldorado sombra dans le chaos.
Notre passé enfouit et ce goût d’amertume
Restèrent seuls souvenirs au fond de nos mémoires.

Et aujourd’hui encore nous regrettons l’adieu
Crié dans le brouillard à ce pays béni.

Quand nous fermons les yeux les soirs de pleine lune,
Nous revoyons encore ces moments merveilleux
Et notre jeunesse emportée avec eux.

16 mars 2005 | 0 commentaires


Besoin d’amour

J’étais enfin tranquille pour faire le déjeuner, quand la porte d’entrée a sonné ce matin. Comme personne ne se déplace jamais pour ouvrir cette fichue porte, c’est moi qui suis allée ouvrir. Je me suis trouvée nez à nez avec un charmant jeune homme d’une vingtaine d’années. Après l’avoir rapidement scruté, je l’ai trouvé bien nerveux. « Je viens voir Olivia, je suis pressé » m’a-t-il dit.
Tout s’explique ! « Oli ! Oli ! C’est pour toi ! Dépêche ! » Ma chère petite sœur a dévalé les escaliers avec sa délicatesse naturelle et est venue embrasser le petit gars sur le pas de la porte.
Ils ont filé dans la chambre d’Olivia. Elle avait l’air tout excitée de le voir.
Il faut dire que depuis deux mois, on ne la reconnaît plus notre petite Oli. Elle chante sous sa douche, elle fait la cuisine, elle ne nous pique plus d’argent, elle tient ses comptes, c’est extraordinaire ! Elle est en train de grandir mais elle gardera toujours son âme d’enfant. En tous cas, il faudra que je dise à ce charmant jeune homme qu’il peut revenir quand il veut !

Je suis retournée surveiller mes pommes de terre sur le feu et j’ai entendu les Wriggles à fond dans la chambre d’Olivia.
Et puis, dix minutes après, j’ai vu repasser les deux tourtereaux. « Je te donne ma nouvelle adresse mail dès que je l’ai ! » a crié Olivia dans les escaliers et la porte s’est fermée.
La maison s’est tue. Seul le chant de mes pommes rissolées remplissait ce silence. Je les ai laissé rissoler en paix et j’ai été voir. Ma petite Oli était assise contre la porte d’entrée, le regard dans le vague, des grosses larmes coulaient sur son visage.
Il n’y a pas d’âge pour être déçu par un homme, on en pleure encore à 20 ans et même après.

Oli a su rester forte devant lui. Ca lui aurai fait trop plaisir qu’elle craque, qu’elle explose en sanglots quand il était là !
Elle s’en doutait quand elle a vu son regard sur le pas de la porte, mais elle l’a laissé faire son travail jusqu’au bout. Il lui a dit que c’était pas possible de continuer, qu’il ne serait jamais amoureux, qu’il valait mieux arrêter maintenant avant qu’elle n’en souffre et toutes sortes de justifications plus futiles les unes que les autres.
Il aurait certainement voulu qu’elle devine, qu’elle lui simplifie la tâche... chacun sa part de boulot. C’est pas lui que j’ai retrouvé pleurnichant devant la porte !

Olivia a séché un peu ses larmes et on a discuté en mangeant mes pommes de terre. Deux mois de pur bonheur. Deux mois magiques...

Ca m’a étonné d’Olivia au début. D’habitude il faut des mois pour qu’elle s’attache à un mec. Il faut croire que c’était le coup de foudre ! Il a bien fait les choses aussi : quatre textos par jour, des mails de fous où il ouvrait son cœur et déchirait celui d’Olivia, etc… Il savait ce qu’il voulait et Oli ne s’est pas laissé faire comme ça, il a mis les moyens qu’il fallait !

Maintenant, elle se dit que c’est de sa faute, qu’elle n’aurait pas du s’ouvrir ainsi à un mec. Elle s’en veut de l’avoir aimé, de s’être attaché à lui comme ça, si vite. J’ai essayé de lui remonter le moral en lui disant qu’il avait peut-être fait ça au bon moment et qu’il ne restait que des bons souvenirs. Elle ne m’écoutait pas. Sauvage et indépendante comme elle peut l’être, elle s’est enfermée dans sa chambre. Sous cette façade, c’est une fille qui n’a ni confiance en elle, ni en ceux qui l’entourent. Elle est très sensible, mais tout le monde ne s’en rend pas compte. Lui, il a du s’en rendre compte !

Je sais que ça lui passera, on passe toutes par là. On fini toujours par se dire que se sont de beaux cornards et qu’ils jouent bien leur rôle. Un mec qui déploie une telle énergie pour quelqu’un qu’il connaît à peine, c’est déjà louche. Je m’en serait méfié à sa place. Elle avait sûrement besoin de ça. Elle voulait y croire, comme lui y a cru. Elle voulait le connaître et s’est ouverte à cette nouvelle relation.

Pendant deux semaines, elle va penser à lui ; son sourire, ses gestes, sa tendresse vont lui manquer. Elle va se trouver au-dessous de tout. Deux semaines après, elle se déchaînera sur sa boite mail en lui disant qu’il s’est bien fichu d’elle et qu’elle aimerait qu’ils restent amis. D’ici 2 mois, ils iront prendre un verre ensemble dans un bar du 6ème arrondissement et ça sera de l’histoire ancienne.

En attendant, il faudra prendre soin d’Oli et lui montrer qu’il y a des gens qui tiennent à elle et qui ne la trahiront pas. Elle a tant besoin d’être aimée !

« Le bonheur n’est pas le droit de chacun, c’est un combat de tous les jours. Je crois qu’il faut savoir le vivre quand il se présente à nous. » Orson Welles

9 mars 2005 | 1 commentaire


Entre Gare de l’Est et Châtelet

Elle est là, comme tous les jours. Derrière son comptoir, elle dirige les voyageurs dans les couloirs de la Gare de l’Est. Ca ne la met pas du tout en valeur ce polo vert de la SNCF. Ses cheveux sont remontés de façon un peu archaïque et elle porte souvent un vieux pantalon en velours ou un vieux jean délavé. Elle a récupéré des vieux fringues et on a l’impression qu’elle débarque des sixties avec son look un peu hippie.

Elle est là.
Comme si elle attendait quelque chose, la lune ? le déluge ? Elle a l’air perdu dans ses pensées... A quoi pense-t-elle ? Je me le suis toujours demandé quand je la regarde. Je crois que je l’aime bien. Elle me ressemble. Elle nous ressemble tous.

Tous les jours, quand elle a fini son travail, elle va rejoindre une de ses amies qui travaille au bureau de tabac. Ensemble, elles vont fumer une cigarette dehors. Ensuite, elles se séparent et oublient chacune l’existence de cette foutue gare pleine de pigeons et de voyageurs pressés.

Aujourd’hui, elle est encore là, à l’heure. Je la regarde, mais elle ne m’a jamais remarqué. Les gens commencent à aller la voir, à lui poser des questions. Ils ont l’air tellement perdus. S’ils levaient la tête ils verraient que tout est indiqué . Mais ils vivent tous dans leur monde et ne cherchent pas à le comprendre , il y a des gens qui sont payés pour les aider, comme elle.

Vers midi, ça se calme, il y a moins de monde et elle a le temps d’aller manger. Pourtant un homme est venu lui parler et s’est même assis à côté d’elle. Il avait du temps. Au fond, c’était bien le type d’homme avec qui je l’aurai vu. Les cheveux mi-long, une chemise, un vieux sac de marin. Ils ont parlé longtemps et ont ri. Je ne l’avais jamais vu rire ainsi !
Il lui a raconté qu’il travaillait à Brest et qu’il passait souvent ici pour prendre le RER et rendre visite à ses parents qui habitaient en banlieue. Elle tentait de suivre tout ce qu’il lui racontait, et ne retint pas tout. Elle se souvint qu’il avait de grandes mains et un regard à tomber par terre ! Elle ne parla pas beaucoup ; tant qu’il était là, le panneau des départs aurait pu s’écraser, tuer dix touristes allemands, elle n’y aurait même pas prêté attention.
Ses yeux brillaient et elle ne le quitta pas du regard quand il partit.

Elle repris son travail, comme si de rien n’était. Mais quelque chose venait de changer.
L’amour ?? En si peu de temps ?
Tout est possible à la Gare de l’Est.

Il lui avait donné rendez-vous à cet endroit précis, celui où elle travaille tous les jours. Il la regardait depuis longtemps et voulait qu’ils se connaissent mieux.

Elle était aux anges ! Bien sûre, des mecs qui vous filent des rencards de ce genre, elle en avait vu plein. Mais là, c’était différent.
Elle avait envie de tous les envoyer chier, tous ces pauvres cons qui venaient lui demander des trucs stupides. Jamais aucun ne lui avait demandé « et vous mademoiselle ? Vous allez où ? » Personne ne s’intéressait à elle.

Quand elle eut fini, enfin, elle alla ranger tout son comptoir dans le placard prévu à cet effet.
Au même instant, un train arrivait de Melun et s’arrêtait quai numéro 3, juste devant l’emplacement de son comptoir. Elle s’empressa de revenir au lieu du rendez-vous et se posa sur une barrière. Elle fuma une cigarette et pris un chewing-gum pour ne pas sentir la clope... sait-on jamais, qu’il veuille l’embrasser, ou la sentir de plus près ?

Au bout d’une heure, le jour commençait à baisser et elle s’impatientait. Elle n’avait rien à lire, et les prospectus de la SNCF, elle les connaissait par cœur...

à suivre

9 mars 2005 | 0 commentaires


Si Seulement...

La journée était rude et je ne suis pas mécontente d’être enfin chez moi. C’est une toute petite chambre, j’y étouffe un peu.
Ce soir, je n’ai même pas pris le temps de me faire à manger, j’ai été marcher dans Paris. Il est 23h.
Battre le pavé en regardant les gens, respirer l’air tiède de cette soirée d’été, apprécier la fraîcheur du jardin du Luxembourg à la tombée de la nuit.
Prendre plaisir à se sentir vivant, porté par cette ville fantastique.
Marcher le long des quais, prendre le pont des Arts et contempler Notre Dame illuminée, finir dans la cour du Louvre.
J’aime cette ville. Elle a quelque chose de mystérieux ; elle porte notre Histoire. Il ne faut pas la voir comme une capitale bruyante où les gens conduisent comme des fous. On ne se lasse pas de s’y promener quand on la connaît un peu. Elle fascine.

Je flotte au grès du vent, portée par la ville. Je profite de ces instants mais il manque une main dans la mienne...
Je ne sais où il est et si l’on s’est déjà croisé. Ce soir, je ne peux m’empêcher de penser à lui. Tout me donne envie de l’aimer.
Je voudrais qu’il soit là, que l’on cherche ensemble les étoiles entre les lumières de la ville, que l’on se pose sur le parvis de la cathédrale avec un cornet de chez Bertillon...
Je voudrais que l’on soit heureux, simplement. J’ai tant à donner.

Pour l’heure, je ne cherche plus. Je vais juste marcher le long de la Seine. La vie continue, il faut y croire. Il n’est que 23h.

9 mars 2005 | 1 commentaire